La coupe à ras est-elle la solution pour les petites filles aux cheveux crépus?

Circé cheveux crépusToute mère de petite(s) fille(s) aux cheveux crépus, à un moment ou un autre, s’est au moins une fois demandée si elle n’allait pas couper les cheveux de sa ou de ses fille(s)… En effet se retrouver à passer la journée dominicale entière à shampooiner, démêler et coiffer les cheveux rebelles de son enfant qui gémit et qui pleure donne envie, de passer à une solution radicale : la coupe des cheveux crépus à ras! Solution d’ailleurs parfois soufflée par les papas où d’autres personnes dans l’entourage qui n’en peuvent plus d’avoir la journée bloquée à rien pouvoir faire avec l’enfant. Eh oui, il faut bien qu’elle (s) soi (en)t coiffée(s) pour simplifier le rituel quotidien des jours d’école…

Mais tout couper est-ce une solution? C’est effectivement bien plus pratique au quotidien, un coup de peigne et c’est finit. Ça prend 5 minutes et en plus ce n’est pratiquement pas douloureux, surtout quand les cheveux sont très courts. Financièrement, c’est aussi plus économique, car une coupe à la garçonne est une prestation bien plus abordable que des coiffure plus élaborée qui réclame parfois des rajouts capillaires.

Mais la vraie question est: une coupe courte est-elle acceptable pour une petite fille? Jusqu’à 2 ans pas de problème puisque beaucoup d’enfants ont naturellement peu de cheveux à cette période-ci, mais ensuite? Il y a les pressions de la société, de l’environnement dans lequel on baigne. Ces considérations appartiennent à chacun et la prise en compte de celles-ci sont un choix personnel.  Mais reste ce qui est vraiment important, l’enfant grandit et prend conscience de lui-même. De plus en plus tôt les petites filles ont un avis sur ce qu’elles aiment ou pas. A trois ans elles ont déjà  du goût et surtout des préférences. Elles sont clairement influencées par leur environnement immédiat, les parents, les petits camarades, la télévision pour certaines, etc… Et là, très vite, il est évident que ces toutes jeunes demoiselles veulent être de vraies filles. Ce qui veut dire la plupart du temps ne pas avoir les cheveux courts. Elles voudront au moins, quand leur goût ne sont encore très affirmés, ressembler aux autres, celles de l’école, du parc, ou autre, pour être acceptés et bien vivre dans ces groupes qui font partis de leur vie quotidienne et dans lesquels il est impératif qu’elles se sentent bien.

J’en veux pour exemple l’histoire d’une dame rencontrer au magasin Princesse Black qui illustre bien les sentiments par lesquels peuvent passer les enfants pour des choses que parfois les parents pensent être bénignes. Elle nous a spontanément raconté son histoire, ravie de découvrir près de chez elle un endroit qui prône la beauté et le soin de toute la famille au complet, sans oublier les plus jeunes…

Elle nous parle de son enfance dans l’Essonne dans les années soixante. Son père est breton, sa mère Capverdienne, elle a un très beau métissage, ainsi que ses deux autres sœurs. A cette époque ces petites filles sont les seules métisses des environs. Les enseignants même, à l’époque touchaient les cheveux des petites en les comparant à la laine des moutons… Il n’y a rien qui convient et qui est fait pour le soin des gens ayant des origines afros. La maman décide alors de faciliter son quotidien et celui de ses filles en leur coupant les cheveux courts. Particulièrement ceux de la première qui sont pour elle « très difficiles ». La petite avait donc des cheveux d’un centimètre. c’était effectivement très pratique le matin, mais les réactions des camarades ne se sont pas faites attendre. Elle était traitée de garçon manqué, raillée autant par les filles que les garçons qui la disaient moche. Elle était systématiquement prise pour un garçon par les adultes qui ne la connaissait pas. Elle en a énormément souffert. Tout cela dura toute sa scolarité, jusqu’à ses 16 ans où elle déménagea pour Paris. Ses premiers revenus de petits boulots, furent consacrés à l’entretien de ses cheveux. Elle s’était juré de ne plus jamais laisser ses cheveux courts ou sans entretien, elle voulait enfin avoir de beaux cheveux et regagner son identité féminine. Cette femme a aujourd’hui la cinquantaine, c’est une très belle femme, mais elle est encore obsédée par ses cheveux qui ont toujours été une préoccupation très importante… Et jamais elle n’oubliera ces moments difficiles passés pendant son enfance à cause de cette coupe courte. Et oui, ça n’a l’air de pas grand chose, avoir les cheveux très courts et pourtant, les difficultés sociales, conséquences directes de son apparence ont été un traumatisme pour cette femme qui vous savez quoi, a embrasser une carrière d’assistante sociale.

L’époque à changé: il y a maintenant un meilleur accès aux produits de soins et aux services associées pour les les cheveux bouclés, frisés et crépus, comme le propose Princesse Black. Ça réclame de l’organisation et de la méthode quand on fait tout cela soi-même à la maison, ou alors on peut déléguer et se laisser guider pour un résultat optimal et efficace, en prévoyant le budget adéquat. Le rapport qualité/prix étant très intéressant, d’autant que ça vous libère d’une tâche ingrate et désagréable et vous fait gagner du temps. Mais c’est une chose importante, que de respecter l’intégrité de nos filles et leurs choix. Si coupe courte il y a, ça doit être leur choix, pas le vôtre. C’est une des clés à notre  sens, pour améliorer le bien-être de ces dernières, qui pour certaines, doivent parfois faire face à l’esprit étriqué de leur entourage en dehors du cadre familial et amical devant leurs différences.

Dans de prochains articles, venez lire des conseils sur la façon d’arriver à bout des nœuds dans les cheveux crépus et les bonnes bases pour choisir des produits cosmétiques adaptés aux cheveux de nos petites princesses, vous trouverez aussi des idées de modèles de coiffure!

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